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La production de nouveaux prêts immobiliers en 2017 pourrait atteindre un niveau record !

A noter toutefois, que les volumes ont tendance à ralentir depuis le printemps.

Le marché du crédit immobilier connaît une période faste. Cependant, à la fin du mois d'août 2017, selon les données publiées par la Banque de France le 5 octobre, l'encours des crédits immobiliers a augmenté de 6 % sur un an pour atteindre 935 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, la production cumulée de nouveaux prêts à l'habitat a bondi de 50 % sur un an pour atteindre près de 210 milliards d'euros. Compte tenu du rythme actuel de production et même en prenant des hypothèses prudentes, le volume de nouveaux prêts devrait se situer autour de 260 milliards d'euros pour l'ensemble de l'année. Soit au-delà du niveau record de 2016 à près de 251 milliards d'euros.

Des taux d'intérêt exceptionnellement bas

Cette dynamique exceptionnelle est portée par des taux de crédit immobiliers extrêmement bas. Ces derniers se sont effondrés suite aux mesures prises par la Banque centrale européenne (BCE) afin de relancer l'économie de la zone euro. Ainsi, le taux moyen des crédits à long terme se situait en août à 1,66 %, selon la Banque de France. Il était presque deux fois supérieur il y a 3 ans, à 2,90 %. Cette baisse du loyer de l'argent a incité fortement les ménages à renégocier leurs crédits afin d'obtenir de meilleures conditions de financement. A la fin de l'année 2016 et au début de 2017, la part des crédits immobiliers renégociés au sein des nouveaux prêts atteignait environ 60 %. Mais ce mouvement de renégociation n'est pas destiné à perdurer.

La fin de l'ère des renégociations

La baisse des renégociations pèse négativement sur les volumes de prêts. Ainsi le montant mensuel des nouveaux crédits a été divisé par deux, passant de 30,3 milliards d'euros au printemps à 15,1 milliards d'euros en août. Hors renégociations, la production est également en baisse (à 10,7 milliards d'euros en août contre 13,8 milliards en juillet). Selon certains, les incertitudes liées aux nouvelles dispositions fiscales en matière d'immobilier auraient pesé sur le marché mais l'évolution de la fiscalité n'est pas le seul élément expliquant le ralentissement récent. La hausse rapide des prix de l'immobilier semble peser de plus en plus lourdement sur une demande qui s'est affaiblie. Cette dynamique du marché immobilier, la hausse très progressive des taux d'intérêt et la fin des renégociations, laissent donc anticiper un retour à plus de normalité en 2018.

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11/10/2017