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Constat : Augmentation des refus de prêts immobiliers

Depuis septembre et octobre, le taux de refus des dossiers en prêts immobiliers est en augmentation. La raison principale étant le durcissement des conditions d’octroi des prêts immobiliers que les banques doivent appliquer afin de respecter les recommandations du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière). On notera, toutefois, que la production de nouveaux crédits résiste.
En raison du 2ème confinement et de la dégradation de la situation économique de certaines catégories d’emprunteurs, un ralentissement du nombre de crédits accordés devrait se produire. Les taux immobiliers ne sont pas mis en cause car ils restent à un niveau très bas.

En septembre et octobre on a pu constater un taux de refus atteignant 15% des dossiers et portant en 2020 les refus de dossiers à 11,5 %. Pour comparaison, ce taux de refus était de 5,5% en 2019. Selon les nouveaux critères de banques et suite à la demande du HCSF le taux maximum d’endettement des ménages doit être de : 33% (sauf exception) et de ne plus accorder de crédits immobiliers au-delà d’une durée de 25 ans. Les banques suivant ces recommandations demandent des apports plus importants, près de 12%, ce qui ne permet plus à de nombreux primo-accédant ayant peu d’épargne d’obtenir un financement.

Selon la Banque de France, la production de crédits immobiliers, a été en progression au mois de septembre, atteignant 18,9 milliards d’Euros, contre 16,8 milliards d’Euros en août et 10,7 milliards en avril (pendant la période de confinement). Ces chiffres démontrent une reprise post-confinement pendant la période estivale. A la fin du mois de septembre la production de crédits hors renégociations aurait baissé que de 2% par rapport à 2019.
En incluant les renégociations de crédits, en hausse de 45% en 2020, le total de la production donne une hausse de 7%, cependant, l’interdiction de visiter les biens risque, en cette fin d’année, d’immobiliser le marché immobilier.
Le chômage partiel et la baisse des revenus, notamment pour les indépendants, pourraient pénaliser ces emprunteurs fragilisés et les contraindre à abandonner leur projet.

24/11/2020